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Groupe de Recherche ANgevin en Économie et Management

Séparés par des virgules

IBEC

Investors’ Behaviors in Equity Crowdfunding

 

 

Équipe de recherche

 

 

Résumé du projet

 

L’objectif est d’étudier les attitudes de différentes catégories d’investisseurs dans le cadre des nouveaux dispositifs de financement de start-ups que sont les plateformes d’ECF, en faisant appel aux récentes avancées en matière de finance comportementale. Ce type de décision d’investissement se caractérise par une forte incertitude dans les phases dites d’early stage, les start-ups étant de jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance, mais à risque élevé. Bien que particulièrement complexe, le financement externe tôt dans leur cycle de vie est indispensable à leur développement. Or celui-ci dépend en partie du type d’investisseurs mobilisés ou de la combinaison des catégories
d’investisseurs. Notre recherche a pour finalité la compréhension des ressorts de la prise de décision en matière de participation aux plateformes d’ECF, en France comme à l’étranger. Nous cherchons à en déduire des pistes d’amélioration du financement des start-ups via ces nouvelles pratiques.

 

Objectifs du projet

 

L’objectif central du projet est d’analyser les freins et les atouts du financement des start-ups via l’Equity crowdfunding dans le respect de la protection de l’épargnant.

Cet objectif général se décline en trois questionnements :

  • Mieux cerner l’attitude des investisseurs (risque, ambiguïté et perte)

  • Comprendre les nouveaux mécanismes de co-investissement

  • Identifier comment accroître le financement des jeunes entreprises sur les plateformes d’ECF.

 

Originalité

 

Le caractère inédit de la recherche : si plusieurs études récentes ont permis de mieux cerner le profil des investisseurs individuels, aucune n’a encore été consacrée à la dimension « prise de risque ».

Dans ce cadre, nous complétons l’approche traditionnelle (asymétrie d’information et théorie du signal) par une analyse approfondie des comportements des investisseurs en univers incertain (finance comportementale). Le caractère incertain, et non seulement risqué, provient de la précocité du projet et de son degré d’innovation qui en fait un objet unique et nouveau. L’approche en termes de couple risque/rendement n’est pas absente des recherches mais elle s’avère particulièrement compliquée dans un contexte de private equity. Cela explique sans doute la raison pour laquelle beaucoup d'études se sont focalisées sur les caractéristiques des projets à financer et non sur le processus de décision du potentiel investisseur. Nous nous démarquons des recherches actuelles sur l’ECF, essentiellement descriptives, en insistant également sur les conditions de réussite
d’une campagne de financement par une analyse du modèle des plateformes et des caractéristiques des projets en financement (Alhers et al., 2015, Vismara, 2017). En effet, ces études ont consisté à étudier le déroulement de campagnes d’ECF. Certaines caractéristiques descriptives des investisseurs ont été prises en compte et apportent des informations intéressantes (genre, âge, localisation). L’influence de la présence d’investisseurs avertis reconnus ou la part de capital conservée par les dirigeants, sont également étudiées et s’inscrivent dans le cadre de la théorie du signal.

Une dimension internationale : à ce jour, les premières études sur l’ECF ont une dimension nationale et mobilisent des démarches scientifiques différentes. En adoptant une méthodologie unique, relayée par des chercheurs de plusieurs pays (cf. constitution de l’équipe), nous tenterons de généraliser nos résultats.

Une mise en commun de compétences : l’équipe constituée au sein de l’UA et à l’international possède des compétences complémentaires. Ainsi, on retrouve des spécialistes du financement des start-ups dont l’ECF (C. Crapsky, A. Grasso, O. Lehner), de finance comportementale (B. Séjourné), d’économétrie (E. Kurtbegu) et de la régulation financière (J. Chen et B. Coupez).

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