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Groupe de recherche angevin en économie et management

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    Soutenance de thèse de Monsieur Jérémie MOLHO

    Soutenance de thèse de Monsieur Jérémie MOLHO

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    Soutenance de Thèse de MOLHO Jérémie

    Le 14 avril 2016

    Monsieur Jérémie MOLHO
    candidat au diplôme de Doctorat de l'Université d'Angers,

    a soutenu publiquement sa thèse et a obtenu la mention très honorable


    le 14/04/2016 à 14h30
    Faculté de droit, d’économie et de gestion
    Salle du Conseil
    13, allée François Mitterrand
    BP 13633
    49036 ANGERS Cedex 01

    sur le sujet suivant :


    Les territoires du marché de l’art : le cas d’Istanbul


    Directeur de thèse :
    Monsieur Dominique SAGOT-DUVAUROUX


    Composition du jury :
    Madame Caroline CHAPAIN, Lecturer Université de Birmingham | ROYAUME-UNIS, Rapporteur
    Madame Sylvie DAVIET, Professeur des Universités Université d’Aix-Marseille, Examinateur
    Monsieur Frédéric LERICHE, Professeur des Universités Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines, Codirecteur de thèse et Examinateur
    Madame Nathalie MOUREAU, Maître de Conférences HDR Université Paul Valery MONTPELLIER, Rapporteur
    Monsieur Jean-François POLO, Maître de Conférences Institut d’Etudes Politiques de Rennes, Examinateur
    Monsieur Dominique SAGOT-DUVAUROUX, Professeur des Universités Université d’Angers, Directeur de thèse et Examinateur


    Depuis deux décennies, le marché de l’art a connu une mutation majeure. Autrefois concentré en Europe et aux Etats-Unis, il s’est globalisé et les pays émergents y tiennent un rôle croissant. Mais l’émergence de ces nouveaux marchés de l’art est circonscrite à un faible nombre de villes et de quartiers. Prenant comme point d’entrée la localisation des galeries d’art, cette thèse vise à expliquer la polarisation du marché de l’art global. Celui-ci est abordé comme un système territorial complexe, évolutif, multiscalaire et réflexif. Ce travail s’appuie sur un survey international comparant près de vingt villes, ainsi que sur une enquête de terrain à Istanbul. La comparaison internationale montre que les galeries s’agglomèrent dans certaines villes et certains quartiers : la richesse d’un territoire, ses ressources culturelles et urbaines, sa connectivité, agissent comme des forces d’attraction. L’émergence des nouvelles centralités du marché de l’art global se structure autour de deux types de territoires. D’une part, les hubs se constituent comme des noeuds du commerce de l’art au sein des aires émergentes, en attirant des foires et des maisons de ventes aux enchères de portées globales. D’autre part, les scènes rassemblent des entrepreneurs culturels qui établissent de nouvelles valeurs artistiques. L’enquête à Istanbul met en exergue le processus collectif de construction et de diffusion des croyances, au coeur de l’affirmation d’une ville ou d’un quartier comme centres du marché de l’art. Les galeristes et les curateurs se posent en médiateurs du territoire, élaborent le cadre cognitif nécessaire à sa consécration.