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Groupe de recherche angevin en économie et management

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    EL HADDANI Mouna

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    Comment transformer l’information grise d'origine terrain en outil stratégique ?

    Résumé

    Avec la globalisation des marchés et l’essor des NTIC, avoir une bonne compétitivité-prix et savoir innover ne suffit plus pour gagner des parts de marché. Etre capable d’identifier, d’interpréter et d’utiliser le couple information blanche (à laquelle l'accès est très facile), information grise (rare, cachée, difficile d’accès) constitue une troisième forme de compétitivité.

    C’est cette « compétitivité informationnelle », selon l’expression de Camille Baulant, conjuguée aux schémas classiques d’amélioration de la productivité et de la qualité, qui participe à la création d’un avantage concurrentiel.

    La nécessité de s’appuyer sur la complémentarité des canaux d’informations, est expliquée par le phénomène de massification de la production de l’information qui impose le passage de l’exhaustivité à la représentativité dans la recherche et la collecte.

    En effet, si la surveillance de l’information blanche, en grande partie disponible sur le Web, est un premier impératif pour l’entreprise, la prise en compte de l’information grise d’origine terrain –information d’origine humaine– conduit à l’intelligence économique (Jakobiak, 2004).

    Cette thèse aborde l’information grise d’origine terrain. Les auteurs qui se sont penchés sur ce type d’information, confirment à l’unanimité, son intérêt stratégique (Mintzberg, 1989; Dou, 1995; Levet, 2001; Lesca, 2003; Jakobiak, 2004). Toutefois, la gestion, l’exploitation et la pérennité de cette information à forte valeur ajoutée est peu traitée dans la littérature ce qui pourrait expliquer la difficulté qu’éprouvent les organisations à la mettre en œuvre, en particulier lorsque leur taille est importante et leur structure complexe.

    Dans cette optique, ce travail ambitionne en premier lieu de repositionner l’information grise d’origine terrain dans le paysage informationnel en proposant une nouvelle cartographie de l’information grise. Cette cartographie actualise la répartition du total informationnel et dévoile la supériorité qualitative et quantitative de la sphère grise dans la surface informationnelle.

    En second lieu, nous procéderons, dans le cadre de ce travail, à la modélisation de la remontée de l’information grise d’origine terrain. Dans cette perspective, nous proposons un cycle propre à la veille terrain qui tente d’apporter des réponses organisationnelles, fonctionnelles et techniques à cette problématique. L’objectif étant de recueillir des informations fiables, qui recoupées avec des informations blanches, permettront de nourrir la réflexion et d’alimenter la décision.

    Le dispositif proposé revisite les fondements du cycle du renseignement, en tant que modèle empirique de transformation de l’information en connaissance, ainsi que des modèles théoriques du processus de veille qui résultent d’un transfert du cycle du renseignement vers les entreprises. Toutefois, un dispositif de veille terrain ne peut être complet et surtout efficace que s’il est accompagné d’actions incitantes (la pro-action propre au développement d’une économie de la connaissance mondialisée) telles les techniques d’animation, la proximité, le feedback, les mécanismes de reconnaissances, … réservées au réseau humain, moteur de son développement et de sa pérennité.

    C.V. Français

    Adresse mail (mouna.elhaddani @ etud.univ-angers.fr)